La nouvelle ethique en devenir

En tant qu’ influenceur, je ne me conforme pas, je crée et innove, invente, je ne suis pas un mouvement, l’ancienne tendance, mais je pense par exemple que le style du classique chic français va être abandonné au profit de style plus mix, pourquoi pas des influences venues d’ailleurs comme le japon, où si on regarde de près la tendance est très colorée. Mais les basiques robes noir ou encore le smoking ect se perdront au profit de nouveaux codes qui s’imposeront comme le nouveau chic Parisien. Il faut bien comprendre que l’on avance et qu’on ne recul pas en arrière, dans la mode comme ailleurs, il faut savoir que les choses changent et ne restent pas établies définitivement. Et les créateurs d’hier ne seront pas ceux de demain.

L’ancien PAP d’hier, est en train de disparaître, il se meurt car son mode de production change, ce ne sont bientôt plus les modèles de maigreur qui régneront sur la mode mais des vrais femmes, les habitudes sont tenaces, alors ne vous attendez pas à voir ça dès demain dans les défilés. Car au final les créateurs de la mode actuelle ont tendance a garder quelques habitudes bien ancrées. On veut de la qualité tout en ayant une production irréprochable et une distribution transparente. On veut un alignement parfait pour toutes les parties du développement de la marque. Et cela demande du temps pour exister! De l’éthiquement correcte, pas du politiquement correct. On veut une marque avec des matières vegan, de la main d’oeuvre qui travaille dans de bonnes conditions, une politique des prix intéressantes pour l’acheteur ect…Enfin vous l’aurez compris, nous sommes arrivés au next level, à un haut niveau d’exigence.

Et quand au luxe d’hier, sera-il le même demain? le haut-de gamme n’est-il pas en train de disparaître au profit des marques éthiques plus conformes aux lois de la nature et du respect d’une ligne de conduite avec des valeurs. On veut des marques authentiques avec un vrai message et Art de vivre, peut-être pas au point de prendre le nom d’un lifestyle quoique? La marque Slow cosmétique en est l’exemple. Alors est-ce un pas en avant de créer une marque sur un mouvement ou contraire à l’éthique? Peut-être que la réponse se situe au niveau du fonctionnement de cette marque et à ses principes intrinsèques. Il faut bien réfléchir à cela! Est-ce qu’on peut récupérer d’un mouvement, une marque commerciale, apparemment c’est faisable juridiquement! Mais alors, le mot « éthique » peut aussi devenir une marque, on y pense pas toute suite évidemment en toute logique et état de conscience.

Mais finalement n’est-ce pas dans son mode de fonctionnement (distribution/partie commerciale/Recherche et développement/production) que doit être jugée une marque? Est-ce que le nom est finalement acceptable, s’il est en accord avec de vrais valeurs? Telle est la question. De toute évidence, on se dirige vers des normes d’exigence et de transparence comme avec la loi du RGPD applicable dès le 28 mai 2018 et effectives pour les sociétés de plus de 250 salariés, alors qu’on ira step by step pour les petites entreprises et autres blogs. Alors n’est-ce pas en toute logique aux grandes sociétés de montrer aussi la voie de l’éthique, qui a le pouvoir? Des entreprises moins éthiques mais plus bankable ou des entreprises aux vrais valeurs, moins bankable. Et si les valeurs du capitalisme allait disparaître au profit de lois plus intelligentes et d’un véritable art de vivre, un lifestyle sain avec des valeurs éthiques. Ce seront ce type d’entreprise qui montreront la voie, et la première foulée aura tout gagné, le coeur des gens, la nature mise en avant dans toute sa splendeur, un mode de production plus intelligent, une distribution réfléchie, une main d’oeuvre non coûteuse et pourtant respectée qu’on trouvera chez des étudiants/mère de famille/retraités souhaitant continuer à travailler mais sans qualifications dans le domaine, qui savent coudre cependant et qui veulent avoir un salaire d’appoint sans avoir de qualifications, dans la couture par exemple, ou dans d’autres domaines. Mettre en avant son savoir-faire sans qualifications juste une expertise réelle, une expérience en mode autodidacte.

Et on découvrira alors une autre vision, d’autres savoir-faire, on donnera sa chance à tout le monde et les diplômes ne seront pas l’eldorado car on a compris l’essentiel: l’expérience et le savoir-faire se cachent ailleurs, et est mis en avant quand il y a une demande du côté des entreprises. Si celle-ci réussissent à s’ouvrir, le monde sera gagnant, les esprits plus ouverts aux nouveautés et au côté novateur. On fera un pas en avant et non en arrière en arrêtant de voir que les problèmes mais plus des solutions concrètes aux problèmes existants. Ce sont alors les mentalités qui doivent changer pour laisser place aux nouveaux talents chez les personnes âgées comme jeunes bien sûr. Les personnes à la retraite ont toujours une activité qu’elles ont pratiqué toute leur vie durant à mettre en avant. Et les plus jeunes ont des passions parallèles.

Telle ma conception d’un travail intelligent et d’un nouveau lifestyle qui met en avant le talent, avant le diplôme, qui valorise le savoir-être pour ensuite avoir un savoir-faire, c’est à dire être bien dans sa tête pour agir, travailler et exploiter ses talents, tout simplement, un véritable art de vivre qui se ressent dans le coeur aussi et tout son être.

Marie-Caroline Rey, Y.B Paris