Ma conception mode entre beatniks et mai 68

je suis parfois mieux à créer et imaginer que lire les autres cancan ou sur le plan artistique et même poétique, il faut que cela me soit très utile, je ne peux pas lire de poésie qu’elle ne me serve à rebondir sur autre chose… Je ne lis que peu les autres par plaisir si ce n’est pour m’inspirer et comprendre quelque chose de conceptuel et de nouveau pour mon esprit. Mais aujourd’hui parlons peu, parlons bien, quel est l’aspect créatif de ma conception mode? Où comment j’interprète ce que j’imagine dans mes croquis?

je suis tombée sur un commentaire au sujet de Baudelaire mais j’ai pensé à Lautréamont pour expliquer une idée choquante, pourtant les fleurs du mal ont été bien critiquées et condamnées pour outrage à la morale, n’est-ce pas dans ce créneau parfois qu’on trouve la meilleur substance: l’immoralité des moeurs. Je me demande en y pensant car je regarde la génération de mes enfants, quel est le vulgaire pour eux? Je crois bien qu’il n’ont pas le même sens de la moralité que nous tous rassemblés. Cette génération met en avant ce qu’on appelle la vulgarité aujourd’hui. Je ne parle pas des personnes peu avancées dans l’avenir qui restent sur un passé bien courtois. Mais tel n’est pas la majorité et le mouvement actuel, si on veut faire parti de la minorité bien éduquée, il faut revoir ses classiques.

« Les chants de Maldorore » sont parus en 1868 soit pile poil 100 ans avant mai 1968. Un poète visionnaire qui a défini notre actuelle époque ou le vice règne en maître aujourd’hui. Ce manifeste est inspiré de la révolte absolu, c’est très actuel.

« Par conséquent âme timide, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexplorées, dirige tes talons en arrière et non en avant » Lautreamont donne toute suite le ton!

Mais pourquoi cette diatribe sans rapport aucun à la mode! Est-ce une introduction pour dire plus qu’il n’en est? La mode prend un virage, elle ne se veut plus chic et résolu, mais provocante, et délurée. A l’image d’un Galliano chez Dior, la mode se veut provocatrice au-delà de tout forme. le chic a été vu et revu, la femme a conquis la terre, elle veut prendre le pouvoir. Pourquoi s’acharner à vouloir lui faire porter des tenues chics et sages quand elle peut être elle même.?

Galliano avait mis en avant les clochards dans une collection avec des sacs poubelles, quel hommage! Mais il aurait pu faire mieux, habiller les modeux ainsi et donner des vêtements sages aux clochards, leur reverser une partie du butin. Et il aurait conquis quelques associations bienfaitrice en faveur des SDF. Cette action lui a valu bien des soucis et puis Dior l’a renvoyé, Galliano ne collait plus à l’image LVMH le groupe, Dior avait laissé partir le talent au loin. Galliano ce talentueux visionnaire avait vu quelques grandes symboliques. Mais la partie marketing n’avait pas été gérée correctement.On ne peut pas demander à un créateur de tout faire et tout prévoir! Il prévoit et hume le temps mais delà à anticiper des réactions secondaires d’associations mécontentes. Il y a de la marge.

Quand Galliano passe entre les gouttes de pluie pour ensuite disparaître d’autres font surface. Et aujourd’hui Dior n’est plus ce qu’il a été dans le périodes de conquista. Il faut revoir peut-être la tendance politique du moment, le contexte historique pour savoir de quoi demain sera fait? Galliano sait le faire.

Et quand « les chants de Maldore » m’inspire et me porte à réfléchir j’imagine ce que demain sera fait, ce révolutionnaire qu’était Lautréamont savait que demain serait aussi sombre qu’hier mais avec la différence que le contexte n’est pas le même.

Le chic et choc, le classique smoking n’est plus de ce monde, il reste dans les mémoires des grands idées classiques, aujourd’hui il faut recréer les piéces basics, revisiter des légendes urbaines, traverser le ciel à la recherche d’un autre style qui fera la différence. Je serai tentée de penser au scaphandre et autre tenue lunaire pour une future exploration. La mode doit s’inscrire dans une vérité et un futur contexte. Je parle souvent du hip hop et sa révolution, comme j’aurais pu parler du rock en 68, mais c’est fini. Le rock a fait son temps et ce n’est pas cette musique qui va révolutionner les gens, leur mentalités. Ces derniers attendent toujours l’assentiment et l’accord d’autrui voir social. Ils n’écoutent pas ce que bon leur semble ou tout simplement la mode ne s’inspire pas de ce style musical et courant actuel, le hip hop.

Son avènement avec des artistes comme Nickie Minaj , ce sera la musique à message que les futures générations vont écouter, c’est cela qu’il faut regarder. Voir en arrière ce qui se passe, c’est avoir peur de l’avenir, et ne pas suivre le nouveau courant générationnel.

Cessons d’avoir peur de choquer à tout niveau, même dans le design/graphisme!

Ce sont les futures générations qui vont composer la planète, il faut les écouter et non les persuader qu’hier c’était mieux, et la mode de demain c’est aussi ça, écouter cette nouvelle génération sans toujours la nommer X/Y/Z, il faut la comprendre et lui donner des qualités.

Si j’ai parlé de ce penchant pour le hip hop, c’est la révolte de mon esprit qui se réveille aussi et l’électro qui finit de compléter mon idée de la musique n’est pas porteur d’un message aussi inspirant côté idée révolutionnaire. Mais le hip hop oui, si on va au-delà du bling bling, on comprend un message témoignant de notre époque! Et le rock s’il n’etait pas bling bling avait son pendant de vulgarité, quand on a commencé à l’écouter. Regardez un peu les beatniks et bien c’étaient des vagabonds qui voyagaient clandestinement à bord des wagons de marchandises (YSL a répondu dans un interview que s’il n’avait pas été couturier il aurait été un beatnik) et tout cela me fait penser à la west coast ou east coast, entre chicago et LA, il n’y a qu’un pas. ET ces fameux beatniks sont un peu les descendants des gens de la génération d’aujourd’hui qui écoutent le hip hop (être beat c’est être foutu, à bout de souffle, exténué) comme le sont certains aujourd’hui en manque de respect et considération dans la société. Et c’est essentiel de le comprendre pour cerner la mode de demain entre le futurisme et la décadence, Galliano l’avait très bien symbolisé avec ses sacs poubelles, c’est de l’Art symbolique et réaliste dans la mode.

De plus le terme beatnik qui est forgé à parti du mot beat, et du nom satellite russe sputnik sera repris par la génération des hippies de mai 68. Alors au final tout concours et laisse penser que nos beatniks d’aujourd’hui, bohème refont surface en mode explorateur sur la lune, en sac poubelle bien sûr. C’est une image.

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Beatniks

 

 

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Voilà un peu ce qu’on peut retenir, enfin je ne vous force pas à adopter mon point de vu, peut-être que vous aurez un declic mode, vous vous direz que simplement le hip hop c’est le rock de demain dans la mode! Il faut juste « redonner à Cesar ce qui est à Cesar, et à Dieu ce qui est à Dieu » car ces gens ou ces nouveaux beatniks ont besoin d’être remis à leur juste place dans la mode.

Je m’arrête là aujourd’hui avec cette dernière citation en ce jour du 18.05.2018. j’aime bien cette date…………………………………….. .

Marie-Caroline Rey, Y.B Paris