Exploration créative intuitive

J’aime flâner et découvrir de nouveaux comptes instagram, qui ne sont pas tombés dans l’excès de popularité et qui ont encore cette touche de fraîcheur remarquable, de part leur différence et unicité. J’aime trouver ces rares boutiques de création qui font penser qu’il existe encore une mode nouvelle, qui n’a pas encore émergé. Et c’est tout cela qui m’intéresse. Evidemment qui en viendrait à refuser de porter des pièces magnifiques issues des plus grandes marques de notre époque?. Mais moi, j’aime être la première à vous faire découvrir ce qui n’a jamais été porté ou vu quelque part. Alors je me suis amusée à taper le hashtag #esty et toute la suite proposée par instagram: #estyshop, #etsyseller, #etsyfinds..ce qui venait compléter mes recherches de comptes « imparfaits » ou très « différents ».

J’adore fonctionner à contre courant, je décide de sortir des sentiers battus, pour montrer à mon audience une autre vision de la mode et de la beauté, car je ne serai jamais cette blogueuse mode et beauté, recherchée par les agences, et idolâtrée par certaines marques, je souhaite juste être moi et en faisant autrement on peut être rejetée, cela ne me gêne pas. Je ne veux pas être cette blogueuse au média kit parfait, la parfaite copine recherchée au compte instagram lisse et jolie. Je n’ai jamais voulu cela, car cela ne me ressemble pas. Malgré toute ma rebelle attitude, je vous ai toujours raconté quelques vérités croustillantes sur tout l’univers de l’influence et la blogosphère, pour vous ouvrir les yeux sur le potentiel de démocratisation de l’influence. Parfois la presse populaire qui fait la promotion de certaines idées et concepts raconte juste n’importe quoi tout cela pour flatter l’annonceur et faire gonfler l’audience, ce que font très peu les blogueuses influenceuses qui ne parlent que de ce qu’elles aiment, ce qui représente une stratégie marketing pleine de fraîcheur et symbole de renouveau dans l’univers des médias actuels. Voilà un atout véritable par rapport aux médias traditionnels et leurs anciennes méthodes: je veux remettre les pendules à l’heure.

Par exemple, quand j’entend dire ces médias, que le critère de réussite d’une célèbre blogueuse qui a réussi en France est la traduction de son blog en plusieurs langues, je ris doucement, et c’est là où je vous dis que tout est possible pour vous de ce côté. La traduction d’un site de blog ne correspond en rien à la popularité mais plus à des compétence de webmaster ou plutôt à la volonté de certain de faire croire qu’il faut une grande audience pour faire traduire son blog. Rétablissons une part de vérité ici ensemble, traduire un blog ne demande que de la connaissance, et même pas en codage, il suffit juste d’ajouter une petite extension, avant j’avais fait le choix de faire traduire mon site qui l’était en plusieurs langues et j’ai arrêté simplement car google translate le fait automatiquement, c’était plus une décision stratégique relative à mon plan business, mais sûrement pas pour des raisons d’audience. Mon site est visité partout dans le monde et, est traduit automatiquement dans toutes les langues. Ce qui distingue la petite blogueuse de la grande réside dans sa connaissance globale à tous les niveaux, et non dans son audience, une fois je persiste et je signe pour vous le dire. Plus on lit, et se renseigne sur ce secteur et plus on devient grand dans tout ce qu’on fait, et les marques qui nous rejette, pour cause de non conformité à la norme, un jour elles viendront nous chercher et nous serons en mesure de les mettre en concurrence, ou de refuser leur proposition car on aura mieux à côté. Et un beau jour, moi aussi j’appliquerai les règles de la concurrence comme on l’a fait avec moi, au moment où par exemple l’on plaçait en avant des blogueuses bénévoles face à mes tarifs, quand on voulait me faire baisser mes prix, ou encore quand j’envoyais mes questions d’interview mais qu’ensuite c’était silence radio en retour. Oui, j’ai de quoi me réjouir pour l’avenir, car je me souviendrai de ces inconvenances, un jour je prendrais ma revanche….!

Je vois en la démocratisation de l’influence, une manière de m’imposer, entre rôle d’agence, activité de blogueuse, j’ai posé les pièces maîtresses et je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin. L’avenir ne se trouve pas dans la mise en place de shooting mode, mais en la conquête d’un nouveau monde, alors que la guerre fait rage entre les influenceurs, de mon côté je cherche ma place pour les relier et leur rendre service. Je veux apporter de la valeur, ne pas être cette filles de plus qui filme et prend des photos de ses looks, même si je le fais aussi. On a eu Chiara Ferragni, qui l’a fait, passons à autre chose, au lieu de copier cette génération de blogueuses de style de vie. C’est dans cet éclair d’espoir que j’y vois bien quelque chose à faire qui n’a jamais été fait. Après les quelques pionnières, qui se sont fait connaître grâce aux réseaux sociaux, maintenant on a compris qu’il était difficile de faire mieux question audience, pour les dépasser. La seule solution consiste à créer de la nouveauté et d’innover dans l’influence, et pour être numéro 1, ce n’est pas en copiant ce qui a déjà été fait par les anciens qu’on va réussir. Il faut switcher, faire volte-face, et faire complètement autre chose tout en se positionnant sur le créneau influence, blog. En tout cas, il faut créer un truc tout neuf et nouveau, et être dans une nouvelle mouvance, C’est ainsi que je vois l’excellence, le renouveau de l’influence.

Aujourd’hui, nous partirons à la rencontre de marques qui fonctionnent à contre courant et osent montrer leur différence. Ce sont souvent des petits comptes peu connus, mais avec un talent fou qu’on peut trouver sur Etsy, des marques US ou anglaises pas connues en France, et qui réalisent des collab’ superbes avec des artistes rares. Pour les découvrir j’ai cherché à #uketsy par exemple finalement j’ai trouvé ce que je cherchais comme coup de cœur. Une mode crochet très rare qu’on peut trouver encore qu’en Russie ou en Pologne qui sont spécialisées dans ce style, c’est un peu une tendance chez eux. C’est joli, fin et délicat.

Ensuite, je vous présente la marque « Girls with pearls » avec son univers pointu et créatif, j’ai réalisé plusieurs copies d’écran, tellement c’était difficile de choisir. Je craque pour les visuels photos de dessin, où l’on découvre une partie du process créatif, cela me donne très envie de créer à mon tour. La marque mixe l’univers de la food et de la mode, et c’est une tendance du moment, ils le font parfaitement bien.

Dans la mode, j’aime les marques en quête d’identité qui se lancent, et à la manière des investisseurs en quête de pépite, de Star-tup dans lesquelles investir, je recherche aussi ces univers imparfaits où singularité rime avec particularité. Je peux passer des heures à chercher ces marques qui me font vibrer et chez qui j’aimerai acheter ou avec qui collaborer. J’aime la singularité, mais je n’aime pas les concepts qui se ressemblent, quand je vois parfois des marques qui veulent coller à la tendance ou l’étiquette, je comprend pas pourquoi rechercher cela et pourquoi ne pas se détacher de cette direction. En écoutant les tendanceurs, en faisant appel à ces agences qui renseignent sur le goût des consommateurs on perd sa véritable identité de marques, c’est un peu comme les influenceurs ou les marques qui ont réussi sur les réseaux sociaux, en répondant à la demande de leurs suiveurs. Cela peut être intéressant en terme d’audience peut-être, mais pas créativement. Il faut bien comprendre ce que représente aujourd’hui la rareté dans notre société et ce luxe n’a pas de prix. Si on veut coller à l’audience et aux tendances, on s’adresse à des consommateurs lambda, en effet, on fait alors dans le commercial. Mais on est pas le premier en créativité et innovation. Les plus grands concepts sont toujours au départ un peu rejetés car différents mais tôt ou tard, si le créateur ou l’innovateur persiste il rencontre son public, cela demande du temps mais je préfère cela que toute suite vouloir plaire à tout le monde et n’importe qui afin de chercher la popularité et l’audimat d’emblée.

Je crois qu’il faut faire ce qu’on aime avant tout, et avec du travail, on réussit à faire accepter son innovation, il y a de la place pour nous tous sur le marché et dans ce monde de manière générale. Choisissons cette option, agissons à contre-courant au lieu de vouloir plaire à tout le monde en se galvaudant. Voilà à quoi ressemble une exploration créative intuitive.

Marie-Caroline Rey, Y.B Paris